Mise à jour de la littérature de Rafaella
Réf. Chiumia FK, Nyirongo HM, Kampira E, Muula AS, Khuluza F (2022) Charge et facteurs associés à la mauvaise qualité des médicaments antibiotiques, antipaludéens, antihypertenseurs et antidiabétiques au Malawi. PLoS ONE 17(12) : e0279637
Réf. RPQ/REG/ISF/Alert N°1/2023. Médicaments liquides de qualité inférieure (contaminés) identifiés dans la Région européenne de l’OMS
Chers amis,
Aujourd’hui, j’aimerais partager un manuscrit en accès libre de Chiumia et de ses collègues. Ils rapportent les résultats d’une enquête sur la qualité des médicaments qui a évalué la prévalence et les facteurs associés aux médicaments de qualité inférieure et falsifiés (SF) parmi les médicaments antibiotiques, antipaludéens, antihypertenseurs et antidiabétiques couramment utilisés et administrés par voie orale au Malawi. Les échantillons collectés dans 23 établissements de santé publics, confessionnels et privés, ont été soumis à une inspection visuelle pour détecter tout défaut visible, et ont été examinés pour vérifier la teneur en principe pharmaceutique actif et la désintégration des unités de dosage, avec le minilab® du Global Pharma Health Fund. Les échantillons qui ont échoué au dépistage et au moins 10% de ceux qui l’ont réussi ont été soumis à un test de pharmacopée et à un test de dissolution pour confirmation dans un laboratoire de contrôle de qualité.
Sur les 293 échantillons de médicaments collectés, 14,3% étaient des médicaments SF. Parmi eux, on trouve des échantillons d’Amlodipine (1/8), d’Amoxicilline (5/26), d’Atenolol (8/11), de Ciprofloxacine (7/33), d’Enalapril (1/7), de Flucloxacilline (4/9) et de sulfadoxine/pyriméthamine (10/28). Globalement, il y avait moins de cas de médicaments FS parmi les antipaludéens et les antidiabétiques que parmi les antibiotiques. La production locale ne semblait pas améliorer la qualité : la prévalence des médicaments à FS était de 33% (9/27) pour les médicaments déclarés fabriqués en Chine, de 26,7% (4/15) pour les médicaments déclarés fabriqués au Kenya, de 6,6% (8/122) pour les médicaments déclarés fabriqués en Inde et de 30% (15/50) pour les médicaments déclarés fabriqués au Malawi. En outre, il y avait moins de cas de SF pour les échantillons de médicaments sous blister, par rapport à ceux qui utilisaient des bouteilles comme emballage primaire. Ces résultats montrent qu’il est important de continuer à investir dans le renforcement de la surveillance réglementaire, afin de protéger la population des médicaments à risque.
Cette nécessité est malheureusement confirmée par l’alerte de l’OMS ci-jointe, qui fait état de deux produits non conformes aux normes (contaminés), identifiés en Ouzbékistan. Les deux produits contenaient des quantités inacceptables de diéthylène glycol et/ou d’éthylène glycol (ceci fait suite à deux alertes similaires en Gambie et en Indonésie, fin 2022). Le diéthylène glycol et l’éthylène glycol sont toxiques pour l’homme lorsqu’ils sont consommés et peuvent s’avérer mortels. Ces produits ne sont pas sûrs et leur utilisation, en particulier chez les enfants, peut entraîner des blessures graves ou la mort.
N’hésitez pas à partager ces informations avec tout collègue intéressé ou préoccupé.
Chaleureuses salutations,
Raffaella