Mise à jour de la littérature par Raffaella

Le message suivant est une gracieuseté du Dr Raffaella Ravinetto, Département de santé publique, Institut de médecine tropicale d’Anvers, Belgique.

Chers amis,

Le 14 mai, l’OMS a publié le document « WHO guideline on balanced national controlled medicines policies to ensure medical access and safety : rapid communication » – accessible à l’adresse suivante https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/381452/B09419-eng.pdf?sequence=1

L’objectif est « d’aider les États membres de l’OMS et leurs partenaires à élaborer et à mettre en œuvre des politiques nationales équilibrées en matière de médicaments sous contrôle afin de garantir leur accessibilité, leur disponibilité et leur caractère abordable pour des utilisations médicales et scientifiques et de réduire au minimum le risque de préjudice découlant d’une utilisation non médicale ». [Rappel : les substances contrôlées comprennent les opioïdes, les benzodiazépines, les barbituriques, les anesthésiques dissociatifs, les cannabinoïdes, les hallucinogènes et les stimulants de type amphétamine.]

Il ne s’agit PAS de la ligne directrice finalisée : « La ligne directrice complète de l’OMS sur les politiques nationales équilibrées en matière de médicaments contrôlés afin de garantir l’accès aux soins et la sécurité sera publiée en 2025. Cependant, il vaut la peine de jeter un coup d’œil sur les nouvelles recommandations et les déclarations de bonnes pratiques qui y figurent, et en particulier sur les principes guidant l’action, fortement ancrés dans les droits de l’homme (les caractères gras sont de moi) :

  1. Toute personne a le droit de jouir du meilleur état de santé possible, c’est-à-dire d’un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
  2. Les médicaments contrôlés sont essentiels à la gestion de nombreux problèmes de santé et au traitement des maladies. L’accès aux médicaments essentiels contrôlés est une composante des droits à la santé et à la vie.
  3. Les politiques nationales relatives aux médicaments contrôlés devraient être équilibrées pour permettre une utilisation sûre et appropriée, en garantissant l’accès pour les besoins médicaux et scientifiques (de manière ininterrompue, durable et continue) tout en évitant les conséquences néfastes pour les individus et les sociétés.
  4. Toutes les politiques nationales devraient être adaptées aux besoins et aux exigences du contexte social et des ressources de la population, tout en reconnaissant le droit des individus au meilleur état de santé possible.
  5. Les États membres et les prestataires de soins de santé devraient veiller à ce que les patients, leurs familles et leurs soignants connaissent leurs droits à l’autodétermination, à la non-discrimination, à des services de santé accessibles et appropriés et à la confidentialité.
  6. Les gouvernements devraient inviter les patients, les groupes de défense, les professionnels de la santé, les universités, les sociétés professionnelles, la société civile et les autres groupes concernés à participer à la formulation des politiques de santé.

Bonne lecture,

Raffaella

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