Mise à jour de la littérature par Raffaella

Chers amis,

Il est triste de partager à nouveau des cas de contamination qui peuvent compromettre – ou ont compromis – la santé des utilisateurs de sirops contre la toux, en particulier celle des enfants.

Tout d’abord, l’Autorité sud-africaine de réglementation des produits de santé (SAHPRA) a reçu un rapport de l’Agence nationale nigériane pour l’administration et le contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC) concernant la détection de niveaux élevés de diéthylène glycol dans un lot de sirop pédiatrique Benylin. La SAHPRA a immédiatement contacté le fabricant sud-africain, Kenvue (anciennement Johnson and Johnson), pour obtenir une réponse. À la suite d’engagements avec le fabricant et dans le meilleur intérêt du public, il a été décidé que les lots concernés seraient immédiatement rappelés pendant qu’une enquête est en cours. Voir les informations préliminaires sur ce lien : SAHPRA rappelle deux lots de sirop Benylin Paediatric.

Deuxièmement, une nouvelle alerte de l’OMS (ci-jointe) fait référence à des falsifications de DOW USP/EP PROPYLENE GLYCOL détectées par l’autorité nationale de régulation au Pakistan. Il convient de noter que l’authentique DOW USP/EP PROPYLENE GLYCOL est une matière première (excipient) utilisée dans les processus de fabrication pharmaceutiques et autres, conformément aux normes des pharmacopées américaine et européenne (USP/EP) pour un usage médical.

Troisièmement, je joins également un commentaire publié dans l’AMA Journal of Ethics par Nallathambi et Cadwallader, sur la glycérine contaminée par le diéthylène glycol dans les sirops contre la toux. Comme le décrit le résumé, « la glycérine est un excipient couramment utilisé dans les médicaments pour améliorer la texture et le goût. Les excipients sont généralement des ingrédients pharmacologiquement inactifs contenus dans les médicaments délivrés sur ordonnance ou en vente libre, qui jouent un rôle essentiel dans l’administration, l’efficacité et la stabilité des substances médicamenteuses actives. Le commentaire examine tout d’abord comment les contaminants pénètrent dans les chaînes d’approvisionnement en excipients. L’une d’entre elles est l’étiquetage trompeur ou l’adultération intentionnelle par les fabricants ou les fournisseurs. Un autre moyen est l’erreur humaine ou systémique. Ce commentaire aborde ensuite les tests de contrôle de la qualité et suggère l’importance éthique et clinique d’une transparence accrue dans les chaînes d’approvisionnement en excipients.

N’hésitez pas à partager ces informations avec des collègues potentiellement intéressés/concernés. Merci beaucoup,

Raffaella

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